La théorie de DOW.
On entend parler de la théorie de Dow depuis
presque 100 ans. Développé par Charles Dow et
affinée par William Hamilton, la plupart des
idées présentées par ces deux hommes
sont devenus des axiomes à Wall Street.
Un peu d'histoire :
Charles Dow a développé sa théorie
à partir de ces analyses de l'action des prix du
marché à la fin du XIXe siècle.
Jusqu'à sa mort en 1902, Dow était
également propriétaire en partie et
éditeur du Wall Street journal. Même si Charles
Dow est crédité de la création de la
théorie de Dow, c'est S.A Nelson et William Hamilton qui ont
plus tard affiné la théorie pour qu'elle devienne
ce qu'elle est aujourd'hui. En 1932 Robert Rhea a encore
affiné l'analyse. Rhea a étudié et
disséqué quelque 252 éditoriaux dans
lesquels Dow et Hamilton donnaient leur sentiment sur le
marché.
Principes de base :
1. Le fait que la manipulation de la tendance principale est impossible
et le premier socle de la théorie de Dow. Hamilton croit
également que même si une action
spécifique peut être influencée, il
serait virtuellement impossible de manipuler le marché dans
son ensemble.
2. Les indices tiennent compte de tout. Ce principe veut dire que le
marché reflète toutes les informations connues.
Tout ce qu'il y a à savoir est déjà
reflété dans le marché par le prix. Le
prix représente la somme totale de tous les espoirs, les
peurs et les attentes de tous les participants. Des choses inattendues
arriveront, en généralement cela
n’affectera que la tendance à court terme. La
tendance de fond restera inchangée. Hamilton a
noté que parfois le marché peut réagir
négativement à des bonnes nouvelles. Pour
Hamilton la raison est simple : le marché regarde devant,
c'est ce qui explique le vieil axiome de Wall Street «
acheter la rumeur et vendre la nouvelle ».
Même si la théorie de Dow n'est pas
destinée à être utilisée
pour du trading à court terme, elle peut quand
même apporter un certain nombre de choses aux traders. En
conséquence qu'importe l'horizon de temps que vous
travaillez, cela aide toujours d'être capable d'identifier la
tendance principale. Selon Hamilton, ceux qui applique la
théorie de Dow avec succès, trade rarement de
manière régulière. Hamilton et Dow
n'étaient pas très concernés par le
risque de deviner les pics et les creux exacts. Leur
préoccupation principale était d'attraper les
mouvements les plus larges. Ils conseillaient une analyse pointue du
marché quotidiennement, mais il rappelait aussi de minimiser
les effets des mouvements aléatoires et recommandaient de se
concentrer sur la tendance principale.
Les mouvements de prix :
Dow et Hamilton identifiait trois types de mouvements des prix pour
l'indice Dow Jones :
A. les mouvement principaux
B. les mouvement secondaires
C. les fluctuations quotidiennes
A. les mouvements principaux durent de quelques mois à
quelques années et représente la tendance
générale qui soutient le marché.
B. les mouvements secondaires les réactions durent de
quelques semaines à quelques mois et bouge en sens inverse
de la tendance principale.
C. les fluctuations quotidiennes peuvent bouger dans le sens ou
à l'opposé de la tendance principale et durer de
quelques heures quelques jours, mais généralement
pas plus d'une semaine.
Les mouvements principaux, comme précisé,
représente la tendance générale du
marché. Ces mouvements sont
généralement appelés des tendances
haussière (BULL) ou baissière (BEAR).
Haussière veut dire des tendances positives ou acheteuses et
baissières veut dire des tendances négatives ou
vendeuses. Une fois que la tendance principale a
été identifiée, elle va rester celle
qu'il faut considérer jusqu'à ce que il en soit
prouvé autrement. Hamilton a toujours souligné
que la longueur et la durée de la tendance sont largement
impossibles à déterminer. La plupart des traders
et des investisseurs se font avoir à cause des objectifs en
temps et en prix. La réalité de la situation
c'est que personne ne sait quand et jusqu'où la tendance
principale va se prolonger.
L'objectif de la théorie de Dow est d'utiliser ce que nous
savons, pas d'essayer de deviner au hasard ce que nous ne savons pas,
à travers un certain nombre de règles. La
théorie de Dow permet à l'investisseur
d'identifier la tendance principale et d'investir en fonction de
celles-là. Essayer de prédire la longueur et la
durée de cette tendance est un exercice
complètement futile. Le succès selon Hamilton et
Dow est mesuré par la capacité à
identifier la tendance principale est de rester avec
celle-là.
Les mouvements secondaires se déroulent à
l'encontre de la tendance principale et sont par nature des
réactions. Dans un marcher haussier un mouvement secondaire
est considéré comme une correction. Dans un
marché baissier, les mouvements secondaires sont parfois
appelés des rallyes de réaction. Hamilton a
caractérisé les mouvements secondaires comme
étant des phénomènes
nécessaires pour combattre une spéculation
excessive. Les corrections et les mouvements inverses gardent les pieds
sur terre aux spéculateurs et ajoutent une saine dose de
travail d'anticipation sur les mouvements du marché.
À cause de leur complexité et de leur nature
frustrante, les mouvements secondaires demandent des études
et des analyses beaucoup plus attentionnées. Il a
découvert que les investisseurs confondent souvent un
mouvement secondaire avec le début d'une nouvelle tendance
principale.
Pour les fluctuations quotidiennes, bien que importante quand on les
regarde comme un ensemble, elles peuvent être dangereuses et
peu fiable individuellement. Se faire attraper trop souvent dans des
mouvements d'un ou deux jours peut mener à des
décisions hasardeuses qui seront basées
uniquement sur les émotions. Pour investir avec
succès il est fondamental de garder à l'esprit
l'image d'ensemble quand on analyse les prix au quotidien. En
général, ils étaient d'accord pour
consentir que l'analyse des prix quotidiens ajoutent une valeur
réelle, mais seulement quand on considère le
contexte dans son ensemble.
Les trois phases d'une tendance principale haussière et
d'une tendance principale baissière.
Hamilton a identifié trois phases pour les deux tendances
principales haussières et baissières. Ces phases
sont en relation autant avec l'état psychologique du
marché qu'avec les mouvements sur les prix.
Tendances principales
haussières
Phase un : accumulation
Hamilton a retenu que la première phase d'un marcher
haussier était difficilement identifiable par rapport
à la dernière réaction
haussière dans un marché baissier. Le pessimisme,
qui est toujours excessif à la fin d'un marché
baissier, continue de régner au début d'un
nouveau marché haussier. Dans la première phase
d'un marché haussier, les actions commencent à
trouver un plancher et rebondissent solidement. Après la
première phase de hausse et dès un nouveaux
replis, les baissiers reviennent sur le devant de la scène
pour proclamer que le marché baissier n'est pas
terminé. C'est lors de cette étape qu'il faut
faire une analyse extrêmement fine pour déterminer
si cette baisse est un mouvement secondaire. Si c'est un mouvement
secondaire, alors le plus bas sera au-dessus du plus bas
précédent, une période calme va
suivre, le marché va se raffermir et une nouvelle
progression va commencer. Quand le point haut
précédent est dépassé, le
début de la deuxième impulsion et une tendance
principale haussière sont confirmées.
Phase deux : mouvement avec force
La deuxième phase d'une tendance principale
haussière est généralement la plus
longue, c’est là qu’on voit
également la plus grosse progression pour les prix. C'est
une période caractérisée par une
amélioration des conditions des affaires et une augmentation
de la valeur des entreprises. Cette phase est
considérée comme l'étape la plus
facile pour faire des profits car la participation est
générale et ceux qui suivent la tendance
commencent à participer.
Phase trois : excès
Caractérisé par une spéculation
excessive et l'apparence de pression inflationniste. Durant la
troisième et dernière phase, le public est
très présent sur le marché, les
valorisations sont excessives et la confiance est au plus haut.
Tendance principale
baissière
Phase un : distribution
Exactement comme l'accumulation est la marque de fabrique de la
première phase d'une tendance principale
haussière, la distribution marque le début d'un
marché baissier. « L'argent intelligent
» commence à réaliser que les
conditions des affaires ne sont plus aussi bonnes que ce que l'on
pensait, et en conséquence ils commencent à
vendre des actions. Il y a très peu de choses parmi les gros
titres pour indiquer qu'un marché baissier est à
venir et en général les conditions des affaires
demeurent solides. Cependant les actions commencent à perdre
de leur lustre et la baisse commence à prendre la main.
Après une baisse modeste, il y a un rallye de
réaction qui retrace une bonne proportion de cette baisse.
Hamilton a remarqué que les rallyes en réaction
pendant un marché baissier était très
lisse et rapide. Ce rapide et soudain mouvement va revigorer les
haussiers et leurs faire dire que le marché haussier est
toujours en vie et va bien. Cependant la réaction
à la hausse de ce mouvement secondaire va terminer plus bas
que le pic précédent. Après avoir
réalisé un pique moins haut, une cassure en
dessous du précédent point bas, confirmera que
nous sommes dans la deuxième phase d'un marché
baissier.
Phase deux : mouvement avec force
Exactement comme pour la tendance principale haussière, la
phase 2 d'une tendance principale baissière va
générer le mouvement le plus large. C'est
à ce moment là que la tendance est
identifiée comme étant baissière et
que les conditions des affaires commencent à se
détériorer. Les estimations de
résultats sont réduites, des avertissements de
performance arrivent, les marges baissent et les revenus tombent.
Phase trois : le désespoir
Lors de la dernière phase d'un marché baissier
tous les espoirs sont perdus et les actions sont largement
boudées. Les valorisations sont basses, mais les ventes
continuent car les participants cherchent à vendre quelque
soient les conditions. Les nouvelles du monde des affaires sont
mauvaises, les perspectives économiques sont moroses et il
est impossible de trouver des acheteurs. Le marché va
continuer à décembre jusqu'à ce que
toutes les mauvaises nouvelles soient prises en compte dans les prix
des actions. Une fois que les valeurs reflètent
complètement le scénario le plus catastrophique,
le cycle peut recommencer.
Les signaux.
Identification de la tendance
La première étape dans l'identification de la
tendance principale est d'analyser la tendance individuelle de l'indice
Dow Jones industriel et du Dow Jones transport. Hamilton utilisait les
piques et les creux pour confirmer l'analyse de l'identité
de la tendance. Une tendance haussière est
déterminée par des prix qui forment une
série de pic croissant et croissant en continue (des hauts
plus hauts et des points bas plus hauts). Par contraste, une tendance
baissière est définie par des prix qui forment
une série de pic de plus en plus bas et des creux de plus en
plus bas. (Des hauts plus bas et des plus bas plus bas).
Une fois que la tendance a été
identifiée il est acquis qu'elle est valide
jusqu'à ce qu'on puisse prouver l'inverse. Une tendance
baissière est considérée valide
jusqu'à ce qu’un plus bas plus haut que le
précédent soit observé et que le
mouvement suivant avance plus haut et dépasse le pic
précédent. Inversement, une tendance
haussière est considérée comme
établie jusqu'à ce qu'un plus bas se forme plus
bas que le précédent.
Les indices doivent se confirmer.
Hamilton et Dow affirme que pour qu'une tendance principale ou un
signal de vente soit valide, les deux Dow Jones industriels et
transports doivent se confirmer l'un l'autre. Par exemple si un indice
enregistre un nouveau plus haut ou un nouveau plus bas, alors l'autre
doit suivre très bientôt pour qu'un signal selon
la théorie de Dow puisse être
considéré comme valide.
Volume
Bien que Hamilton ait analysé des statistiques, le prix des
actions était toujours le dernier
élément déterminant. Le volume est
plus important pour déterminer la force de la progression et
peut également aider à identifier un point de
retournement potentiel. Hamilton était convaincu que le
volume doit augmenter dans la direction de la tendance principale. Par
exemple dans une tendance principale haussière, les volumes
doivent être plus importants lors des progressions que durant
les corrections. L'opposé est également
prêt dans des tendances principales baissières. Le
volume doit augmenter lors des phases de baisses et diminuer dans les
rallyes de consolidation. En conséquence, c'est en analysant
les rallyes de réaction et de correction qu'il est possible
de juger de la force sous-jacente de la tendance principale.
Range horizontal.
Dans ses commentaires au fil des ans, Hamilton a parlé
maintes fois de « ligne ». Ces lignes sont des
lignes horizontales qui forment des zones de trading range. Les trading
range se développe quand les indices évoluent
à l'horizontale pendant une certaine durée et
rendent possible de tracer des lignes horizontales qui connectent les
piques et les creux. Ces trading range met en évidence soit
des accumulations soit des distributions, mais il est virtuellement
impossible de dire laquelle exactement tant que il n'est pas possible
d'observer une cassure nette vers le haut ou vers le bas.
Conclusion
L'objectif de Dow et d'Hamilton était d'identifier la
tendance principale et d’attraper les mouvements majeurs
à la hausse et de se tenir à l'écart
du marché le reste du temps. Ils avaient bien compris que le
marché est influencé par les émotions
et enclins à des réactions
exagérées, à la fois vers le haut et
vers le bas. Avec ceci à l'esprit, il se concentrait sur
l'identification et le suivi de la tendance.
La théorie de Dow (ou l'ensemble de règles) doit
aider les investisseurs à identifier des faits. Cela peut
être une base excellente pour les analyses et c'est devenu la
pierre d'angle de nombreux traders professionnels pour comprendre les
mouvements du marché. Hamilton et Dow était
convaincu que le succès sur les marchés demandait
des études et des analyses sérieuses. Ils ont
réalisé que le succès était
quelque chose de grand, mais ils ont également
réalisé que l'échec, bien que
douloureux, devait vraiment être
considéré comme une expérience
d'apprentissage.
L'analyse technique est une forme d'art et l'oeil et l'esprit
deviennent de mieux en mieux entraînés avec la
pratique. Étudiez à la fois le succès
et les échecs avec un oeil sur l'avenir.

